Bibliothèque dans un jardin fleuri, ambiance de cosy fantasy

Qu’est-ce que la cosy fantasy ? Ma vision d’un genre réconfortant

Bibliothèque dans un jardin fleuri, ambiance de cosy fantasy

Qu’est-ce que la cosy fantasy ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la cosy fantasy, je me suis rendu compte d’une chose assez vite : tout le monde n’en donnait pas exactement la même définition. Pour certains, il suffit d’une tasse de thé, d’un chat et d’une couverture dans les tons automnaux pour que l’étiquette soit posée. Pour d’autres, il faut presque bannir tout conflit, toute tension et toute contrariété. Autant dire qu’entre les deux, il y a de la place. Alors forcément, je me suis demandé ce que j’entendais, moi, par cosy fantasy. Parce qu’au fond, c’est surtout ça qui m’intéresse : savoir ce que je veux lire, et encore plus ce que j’ai envie d’écrire.

Pour moi, la cosy fantasy, ou cozy fantasy selon l’orthographe que vous croiserez, c’est avant tout une fantasy qui fait du bien. Pas une fantasy vide de problèmes, ni un monde où tout le monde passe son temps à boire des infusions en regardant tomber la pluie. Même si, soyons clairs, je n’ai absolument rien contre cette idée ^^. C’est plutôt une fantasy réconfortante, où la magie, les relations, les lieux et l’ambiance comptent autant que l’intrigue elle-même. Je n’ai pas besoin qu’un royaume soit sur le point de s’effondrer pour avoir envie de tourner les pages. Je n’ai pas besoin non plus d’une prophétie, d’un artefact millénaire ou d’un personnage élu par le destin avant même d’avoir fini son petit-déjeuner. Ce qui m’attire dans les romans de cosy fantasy, ce sont souvent des enjeux plus intimes : trouver sa place, reconstruire quelque chose, créer des liens, apprendre à vivre autrement, découvrir un endroit qui devient peu à peu un refuge.

Et c’est là que, pour moi, le « cosy » devient vraiment important. Il ne devrait pas être seulement décoratif. Une auberge chaleureuse ou une forêt magique ne suffisent pas à transformer automatiquement une fantasy d’aventure en cosy fantasy. Le réconfort doit être dans la manière dont l’histoire est construite, dans ce qu’elle fait ressentir, dans la place laissée au quotidien, aux relations, aux moments de calme, à la magie douce, à la found family, à cette impression qu’on pourrait presque rester vivre dans le livre une fois la dernière page tournée.

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Ce que j’attends d’un roman de cosy fantasy

Quand j’ouvre un roman de cosy fantasy, je n’attends pas seulement une jolie ambiance. J’ai envie de ressentir quelque chose de très particulier : cette impression de pouvoir souffler un peu. Pas parce qu’il ne se passe rien, mais parce que l’histoire ne repose pas en permanence sur le danger, l’urgence ou la peur. J’aime que les enjeux soient plus proches de nous, plus intimes, même quand le décor est rempli de magie, de sorcières, de créatures fantastiques ou de lieux impossibles à trouver sur une carte. Ce que je cherche surtout, ce sont des personnages auxquels on peut s’attacher sans avoir besoin qu’ils soient exceptionnels. Des personnages qui doutent, qui se trompent, qui cherchent leur place, qui ont parfois besoin de recommencer autrement. J’aime les histoires où l’on prend le temps de créer des liens, de construire une famille choisie, de trouver une communauté, un endroit où l’on se sent enfin à sa place. Le fameux trope de la found family fonctionne particulièrement bien dans la cosy fantasy, justement parce qu’il renforce cette sensation de refuge.

La magie douce a aussi beaucoup d’importance pour moi. Elle n’a pas besoin de faire trembler les montagnes ou d’illuminer le ciel à chaque chapitre. J’aime quand elle se glisse dans le quotidien, quand elle rend un lieu un peu plus vivant, un objet un peu étrange, une forêt un peu trop attentive ou une maison légèrement capricieuse. C’est ce type de fantasy réconfortante qui me plaît le plus : une magie qui émerveille davantage qu’elle n’impressionne. Et puis il y a les lieux. Pour moi, un bon roman de cosy fantasy doit presque donner envie de demander l’adresse. Une petite ville, une librairie, une maison de famille, une forêt, un atelier, une auberge… Peu importe, tant qu’on finit par avoir envie d’y rester. J’aime quand le décor devient presque un personnage à part entière et qu’il participe lui aussi à cette sensation de cocon.

Cela ne veut pas dire que je veux des histoires où tout va bien du début à la fin. Au contraire, sans difficultés, il n’y aurait pas grand-chose à raconter. Mais je préfère quand les conflits ne deviennent pas l’unique moteur du récit. Un personnage peut traverser une période compliquée, avoir peur, perdre quelque chose, se sentir perdu ou devoir changer profondément. Ce qui compte pour moi, c’est que le roman conserve cette promesse de douceur, d’espoir et de reconstruction. C’est sans doute pour ça que je suis parfois un peu difficile avec l’étiquette cosy fantasy. Voir une héroïne boire du thé entre deux batailles ne suffit pas vraiment à mes yeux. Une couverture avec des champignons et des petites étoiles non plus, même si je reconnais volontiers que je suis très facile à attirer avec des champignons et des petites étoiles. Pour que je considère vraiment un livre comme cosy, il faut que cette douceur soit dans le cœur même de l’histoire, pas seulement dans son emballage.

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Pourquoi j’ai choisi d’écrire de la cosy fantasy

Je crois que si je me suis tournée vers la cosy fantasy, ce n’est pas par hasard. J’aime la fantasy depuis longtemps, mais je me suis rendu compte avec le temps que ce qui me touchait le plus n’était pas forcément les grandes batailles, les quêtes impossibles ou les intrigues où tout le destin d’un royaume repose sur les épaules d’un seul personnage. Ce qui me reste vraiment, ce sont les lieux dans lesquels j’aurais aimé entrer, les personnages avec lesquels j’aurais voulu passer du temps et cette sensation très particulière de refermer un livre avec l’impression d’avoir quitté un endroit où je me sentais bien.

Quand j’ai commencé à réfléchir à ce que j’avais envie d’écrire, c’est donc assez naturellement que je suis revenue vers ça. J’avais envie de créer des univers magiques et réconfortants, avec de la douceur, de l’humour, des personnages imparfaits et des endroits qui ressemblent à des refuges. J’avais envie d’écrire une fantasy où il peut se passer beaucoup de choses sans que tout repose nécessairement sur le danger ou l’urgence. J’aime aussi l’idée que la cosy fantasy puisse parler de sujets très simples et, en même temps, très importants. Trouver sa place. Recommencer. Apprendre à demander de l’aide. Se créer une famille autrement. Accepter qu’on ne maîtrise pas tout. Ce ne sont peut-être pas des enjeux qui menacent la fin du monde, mais à l’échelle d’une vie, ils peuvent quand même prendre énormément de place.

Et puis, soyons honnêtes, j’aime les maisons chaleureuses, les forêts un peu étranges, les villages où tout le monde connaît tout le monde, les objets magiques qui ont probablement leur propre opinion sur la façon dont on devrait les utiliser, les repas partagés, les saisons, les traditions et tout ce qui donne à un univers l’impression d’exister au-delà de l’intrigue principale. J’ai parfaitement conscience d’avoir un faible pour les endroits fictifs où je n’aurais objectivement aucune raison de vouloir déménager, mais où je serais quand même capable de préparer mes cartons. C’est aussi ce que j’essaie de mettre dans mes propres romans : cette impression que la magie peut être spectaculaire, bien sûr, mais qu’elle peut aussi se cacher dans quelque chose de beaucoup plus discret. Une rencontre, un lieu, une habitude, une créature, une tradition, une relation qui évolue doucement. Pour moi, la magie fonctionne particulièrement bien quand elle vient enrichir le quotidien plutôt que l’effacer complètement.

Au fond, c’est probablement ça qui me plaît le plus dans la cosy fantasy : elle n’a pas besoin de hurler pour être magique. Elle peut être douce, drôle, parfois un peu mélancolique, parfois complètement fantasque, mais elle garde cette idée qu’un monde imaginaire peut aussi être un endroit où l’on vient reprendre son souffle. Et si mes histoires peuvent donner cette sensation à quelqu’un, alors j’aurai exactement écrit ce que j’avais envie d’écrire.

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Et vous, qu’est-ce que vous attendez d’un roman de cosy fantasy ? Plutôt une petite ville pleine de charme, une forêt magique, une maison qui craque un peu trop la nuit, une sorcière débordée ou une famille trouvée au bon moment ? Je serais curieuse de savoir ce qui vous donne, à vous, cette sensation de cocon quand vous ouvrez un livre.
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